vendredi 17 janvier 2014

Curva Nord Bergamo : Début aujourd'hui à Bergame, du procès sous haute surveillance policière, d'une centaine d'ultras de l'Atalanta...

C'est sous une haute surveillance policière mise en place autour de la zone de la via Borfuro, où se trouve le Tribunal de Bergame, que s'est ouvert le procès pour "violences" d'une centaine d'ultras de l'Atalanta dont Claudio Galimberti "bocia" le capo historique de la Curva Nord, accusé lui avec quatre autres capi atalantini "d'association de malfaiteurs"... 


Claudio Galimberti "Bocia", Giuliano Cotenni "il Conte", Davide Francesco Pasini "Pazo", Andrea Piconese, "Pico", Andrea Quadri, "Rasta" et Luca Valota "Leu" sont accusés "d'association de malfaiteurs" dans le cadre d'une enquête menée par la Police de Bergame sur certains actes de violence attribués à la tifoseria nerazzurra survenus à Bergame et dans sa Province entre Septembre 2009 et août 2010.

Autre accusé dans le cadre de ce procès de masse, Daniele Belotti, Conseiller Régional et communal de la Ligue du Nord à Bergame, un proche de "Bocia" et de la Curva Atalantina, qui est quant à lui, accusé de "conspiration dans l'intention de commettre un crime".

En Février 2011, la Police de Bergame avait effectué plus d’une trentaine de perquisitions, dans le milieu ultra de l’Atalanta, qui avaient amené à la mise en examen de plusieurs membres éminents de la Curva Atalantina, dont Claudio Galimberti, mieux connu comme "il Bocia", capo historique des ultras de la Curva Nord de l’Atleti Azzurri d'Italia…

L'enquête menée par la Police de Bergame portait sur certains actes de violences attribués à la tifoseria nerazzurra survenus à Bergame et dans sa Province entre Septembre 2009 et août 2010.

Les relations entre les ultras et les représentants de l’Atalanta avaient été reconstruites grâce à des écoutes téléphoniques, qui pendant un certain temps ont été utilisées pour déterminer les responsabilités des personnes directement visées par l'enquête. Elles avaient ainsi permis d’apprendre que parfois, certains joueurs et dirigeants de l’Atalanta allaient trouver des capi ultras dont certains étaient interdits de stade en leur apportant des cadeaux, en particulier des maillots pour s’excuser après une défaite…

De fait "Bocia" avait été arrêté le 21 Décembre 2009 par la Police et condamné ensuite à cinq mois et dix jours de prison par le Tribunal de Bergame pour ne pas avoir respecté l’interdiction qui lui était faite de se trouver à proximité des équipements sportifs de la Ville.

Les perquisitions avaient été demandées par le Procureur de Bergame au terme d’une enquête menée depuis Novembre 2009, après une série d'accidents graves. L'opération qui avait été effectuée dans les Provinces de Bergame, Crémone et Milan avait permis la saisie chez les suspects de matériels comme des lance-fusées, des fumigènes, des bombes agricoles, des battes de baseball, des matraques télescopiques, des chaînes de vélos et des cagoules.

Parmi les noms connus qui apparaissent dans l'enquête, celui du Conseiller Régional de la Ligue du Nord et Conseiller municipal de Bergame, Daniele Belotti, considéré par les enquêteurs comme "la tête pensante de la tifoseria nerazzurra" et connu depuis des années pour son rôle de conseil et de médiateurs des ultras atalantini. Pour le Procureur il était le trait d’union des ultras avec les dirigeants et le conseiller personnel de Claudio Galimberti. Les enquêteurs avaient ainsi déterminés que tous les communiqués publiés par les ultras de la Curva Nord avaient été écrits et envoyés d’un des ordinateurs de Belotti...

Le capo de la Curva Nord, Claudio Galimberti est donc lui accusé comme quatre autres capi atalantini "d'association de malfaiteurs visant à commettre des violences, de dommages et de menaces sur agents publics". Selon le Procureur, Galimberti et le noyau dur des ultras nerazzurri auraient volontairement et systématiquement organisé des violences lors des matchs de l'Atalanta…

Mis en cause et concerné directement par ces menaces, Alessandro Ruggeri, le Président de l'Atalanta à l'époque des faits ne s'est pas porté partie civile. Tout comme le club et la Municipalité, qui a décidé de ne pas intenter une action civile pour "préjudice moral" dans cette affaire. Une décision qui a provoqué des remous parmi le Conseil Municipal d'autant plus qu'un des avocats de "Bocia" se trouve être Andrea Pezzotta, l'Adjoint Municipal délégué à l'Urbanisme de la Ville de Bergame...