jeudi 3 mars 2011

Chroniques Psychotropes : Vito Jordan Bosco, le capo des ultras de Varese s’est constitué prisonnier…


Recherché depuis Septembre 2010 et accusé d’être à la tête d’un trafic de stupéfiants entre l’Italie et la Hollande, Vito Jordan Bosco (35 ans) le capo des ultras néofascistes de Blood & Honour de Associazione Sportiva Varese 1910 vient de se constituer prisonnier…

Bosco faisait l’objet d’un avis de recherche depuis Septembre dernier après le démantèlement d’un trafic de haschich et de cocaïne. Il est notamment accusé d’avoir fournis de la drogue à plusieurs tifosi biancorossi à partir d’un bar de Bizzozzero dont il était l’ancien gérant. 25 personnes avaient été identifiées comme des "clients" réguliers de ce réseau, dont 10 appartiennent au milieu ultra’ de Varèse.

Le mouvement ultra’ est apparu à Varese en 1974 avec les Boys qui durant presque 20 ans ont guidé la Curva Nord. En 2001, la dissolution des Boys au terme d’un violent conflit interne laissera la Curva biancorossa aux mains d’un groupe plus jeune, Blood & Honour (apparu en 1998, du nom du  réseau néo-nazi fondé en 1987) affichant ostensiblement son idéologie "neofascisti"

Selon les rapports de la Police, Bosco avait quitté l'Italie peu avant la publication d’un mandat d’arrêt contre lui et a plus tard été retrouvé par la Police dans le Sud de l’Espagne. Le Procureur de Varese avait ensuite émis un mandat d'arrêt européen.

Une région, apparemment, étroitement liée aux ultras de Varese, puisqu’en Février 2003, toujours dans ce même secteur, Saverio Tibaldi. Un autre capo de "Blood & Honour" y avait été tué lors d’un règlement de compte. Plusieurs autres membres et proches du groupe d'ultras biancorosso dont de nombreux nazis-skins du Varesotto ont été impliqués ces dernières années dans des actes de violence à l'intérieur et l'extérieur du stade Franco Ossola...

Une tifoseria de Varese impliquée aussi lors des incidents qui avaient eu lieu en Novembre 2010 lors du match amical Italie – Roumanie qui s’était disputé en Autriche et au cours duquel des ultras d’extrême droite s’étaient fait remarquer par les habituels "Buu" (cris de singes) racistes scandés à l’encontre de Mario Balotelli et par l’apparition d’une banderole "No alla nazionale multietnica" (Non à une équipe nationale multi-ethnique)…